Les champignons lignivores

Un champignon lignivore à la particularité de se nourrir de bois humide. Cette action cause ainsi sa décomposition.
Ce champignon ne se reconnait pas de par une forme singulière, mais plutôt par les dégâts qu’il occasionne. Il peut se présenter sous différents aspects.
Les formes de ce champignon sont classées selon la nature de leurs pourritures. Ce classement nous permet de déterminer les genres de moisissures et leur niveau de dangerosité.

Parmi les formes de pourriture, nous retrouvons :

 

La pourriture fibreuse

Elle se caractérise par la dégradation de la lignine et de la cellulose provoquant une maladie du bois. Cette infection se distingue par des traces sur le bois qui se décompose en plusieurs fibres.
Le polypore des caves (ou donkoporia), le pycnoporus et le collybia sont des champignons qui prennent la forme d’une pourriture fibreuse.

Photo de pourriture fibreuse, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

Seconde photo de pourriture fibreuse, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

 

 

La pourriture molle

Celle-ci se développe dans des endroits avec un taux d’humidité très élevé. En effet, la pourriture molle attaque le bois à travers l’eau et la terre. Par l’infestation du champignon, le bois devient alors ramolli. Cette pourriture se nourrit exclusivement de cellulose.
Le chaetomium globosum est le champignon le plus fréquent concernant ce type de moisissure.

Pourriture molle apparante dans des poutres, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

Pourriture cubique dans poutre apparente, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

La pourriture cubique

Cette dernière provoque quant à elle, une fissure au cœur du bois. Comme la pourriture molle, elle se nourrit exclusivement de cellulose.
La mérule, le coniophore des caves et le lenzite des poutres sont les champignons les plus fréquents concernant ce type de moisissure.

Les champignons lignivores apparaissent généralement dans les endroits confinés, mal aérés ou humides et se développent à partir d’un certain taux d’humidité.
Pour s’en débarrasser, il est nécessaire de trouver le traitement adapté pour sauver vos bois.

Dans un premier temps, il faudra optimiser la ventilation de votre intérieur, car un simple nettoyage de vos murs ne suffira pas pour les éradiquer. En effet, l’intervention d’un professionnel dans les pièces infestées est à prévoir, car lui seul pourra trouver un traitement adapté et éviter le retour des champignons dans votre logement.

 

LA MÉRULE
Serpula lacrymans

Mérule sur poutre apparente, taitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

Ravage de la mérule sur un plafond en bois, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

La mérule est un champignon lignivore appelé plus communément mérule pleureuse, champignon des charpentes, lèpre des maisons ou cancer du bâtiment. Elle porte ce nom, car elle se nourrit de bois et plus particulièrement de cellulose.
Une fois installée dans votre habitation et sans traitement adapté pour la déloger, la mérule se développe à l’abri des regards. Elle détruit progressivement les éléments en bois, comme les poutres, sur lesquels elle évolue.
Le bois devient alors mou et friable. On peut également observer la décomposition caractéristique du bois en petits cubes irréguliers, ce phénomène est appelé la pourriture cubique.
En cas d’invasion, il est important de procéder à un traitement adapté, car les conséquences peuvent aller jusqu’à l’effondrement d’un bâtiment.

Biologie :
Humidité : entre 22 % et 35 %
Température : entre 12 °C et 15 °C
Atmosphère : confinée et obscure pour la germination des spores.

Élimination de la mérule en Eure-et-Loir
La mérule est un parasite du bois dévastateur et très délicat à traiter. Il est donc impératif de faire appel à des professionnels comme Le Sommet de l'Habitat pour son élimination, et surtout éviter des méthodes artisanales qui pourraient se révéler contre-productives.
Par exemple, contrairement à ce que l'on pourrait penser, tenter de tuer le champignon en l'aspergeant d'eau de Javel est une très mauvaise idée. La mérule appréciant l'ammoniaque, cela favoriserait en réalité sa croissance.

 

Les Cordons mycéliens

 

 

 

Les Cordons mycéliens appelés aussi Rhizomorphe sont des organes qui permettent aux champignons lignivores de se développer dans le sol. Ils forment une sorte de ramification telle des racines et permettent une propagation sans reproduction. Ils sont capables de pénétrer et affaiblir la maçonnerie d’une construction.

 

 

 

 

Présence de cordons mycéliens dans un sol en pierre, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

Cordons mycéliens sous une toiture en métal, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

Important à savoir : la mérule se déplace !
L’homme, le vent ou encore les animaux permettent aux spores de voyager et d’infester de nouveaux endroits. 

 

La Loi Alur

La Loi ALUR du 24 mars 2014 rend obligatoire la déclaration en mairie, pour le locataire ou propriétaire d’un bâtiment, lors de la présence de la mérule au sein de l’habitation.

 

Coniophore des caves

Coniophore des caves présent dans les fondations en pierre d'une cave, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

Présence de coniophore des caves dans le sol d'une maison, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

Le Coniophore des caves, également appelé Coniophore bosselée, est un champignon lignivore responsable de la pourriture cubique comme la mérule.
Ce champignon est moins présent que sa voisine, car son besoin en eau est supérieur. Contrairement à la mérule, il s’installe au sein des habitations au taux d’humidité élevé voir très élevé. De par cette caractéristique, il se développe plus généralement dans les sous-sols, d’où le nom de Coniophore des caves.

Biologie :
Humidité : supérieur à 40 %
Température : entre 22 °C et 26 °C
Atmosphère : humide

 

Donkioporia expansa

Polypore des caves présente dans les poutres d'un plafond, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

Seconde photo de polypore des caves dans les poutres d'un plafond, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

 

Le Donkioporia expansa, appelé aussi plus communément polypore des caves, est un champignon lignivore qui attaque principalement les bois de types feuillus. Il provoque des pourritures fibreuses. Ce champignon décompose le duramen plus rapidement que l’aubier et s’attaque très rarement aux résineux. De la même façon que le Coniophore, il se développe fréquemment dans les lieux obscurs et humides comme les caves et les sous-sols.

Biologie :
Humidité : supérieur à 40 %
Température : supérieur à 25 °C
Atmosphère : humide, chaude et obscure

 

Lenzite des poutres

 

Le Lenzite des poutres est une espèce de champignon lignivore qui s’attaque essentiellement aux bois résineux en extérieur. Il est plus communément appelé Polypore des clôtures ou encore Gloeophylle des haies à juste titre. En effet, ce type de champignon se développe fréquemment sur les barrières, les clôtures en bois et les poteaux extérieurs. C’est une espèce résistante, car elle est capable de s’adapter à de grands changements d’hygrométrie. Il cause des pourritures cubiques comme ses cousins la Mérule et le Coniophore des caves.

Biologie :
Humidité : supérieur à 35 %
Température : entre 5 °C et 35 °C
Atmosphère : humide, clair, aéré et ensoleillé

Présence de lenzite des poutres dans une poutre extérieure, traitement réalisé par Le Sommet de l'Habitat

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